Bannière photo présentant l'ouvrage

Station d'épuration de Consdorf

Détails et coûts

Détails

Notons d'emblée que la station d'épuration biologique de CONSDORF a été construite en 1979 pour une capacité de quelques 3.000 EH et ceci principalement pour épurer les eaux usées du chef-lieu de commune, soumis dans le temps à un développement incessant des activités touristiques.
Dans les années ultérieures, le réseau local a été étendu et complété par un bassin d'orage (en 1985) et un deuxième collecteur principal (Birsbach) afin de parfaire la collecte des eaux polluées.
En 2002, les localités de Scheidgen et Juckefeld ont été raccordées en sus via le réseau local de CONSDORF à la station de traitement par le biais d'installations de pompage combinées avec bassins d'orage.
En 2010, la localité de Breidweiler à été raccordée via station de pompage et collecteur pressurisé et partiellement gravitaire.
Depuis 2016, le hameau de Colbette est également raccordé à la même station d'épuration, ceci par l'intermédiaire de collecteurs de liaison et d'ouvrages de pompage respectivement de rétention. Signalons enfin que plusieurs ruelles de la localité de CONSDORF, à savoir la partie haute des rues de Berdorf et de Ousterhals et avec celles-ci le nouveau complexe sportif, seront raccordées à un futur bassin d'orage « BIRSBACH » pour délester d'une part le réseau local au niveau de la rue de Mullerthal et pour écrêter d'autre part le débit par temps de pluie vers la station de traitement sur Qm (=2Qs,x + Qf,24).

Etude

L'étude préliminaire afférente a été avalisée par notre Comité en sa séance du 20 mai 2010.
En respect de ces projets de collecte ambitieux, les ouvrages actuels de la station d'épuration biologique de CONSDORF, située dans le milieu naturel extrêmement sensible de la « Petite Suisse Luxembourgeoise », devront être modernisés à court et moyen terme aux nouvelles charges à dépolluer, afin de garantir une épuration adéquate, et de suffire aux exigences prescrites par le règlement grand-ducal du 13 mai 1994 concernant le traitement des eaux urbaines résiduaires.
Le Ministère de l'Intérieur et à la Grande Région partage ce point de vue, de sorte que l'extension visée a été actée comme étant prioritaire sur le plan d'assainissement national.
Comme la station d'épuration présentait surtout des déficiences notoires au niveau du traitement mécanique (absence d'un dégrillage), au niveau de la commande automatique du bioréacteur, ainsi qu'au niveau de l'accessibilité de différentes composantes, dont notamment le dessableur, notre service technique avait dressé en 2004 un projet visant à remédier d'urgence et de manière intérimaire à ces imperfections.
Les améliorations d'antan ont été concrétisées ces dernières années avec les succès escomptés, mais ne suffisent toutefois pas à rendre les rejets conformes aux directives en vigueur.

Caractéristiques techniques

Du point de vue technique, l'installation est dimensionnée pour traiter une charge nominale en eaux usées de 4.000 EH, soit un débit maximal de 192,50 m3/h.
La filière épuratoire, entièrement gravitaire, comprend au fil de l'eau une conduite d'étranglement munie d'une moto-vanne desservie d'un MID, un dégrillage automatique (écartement 3 mm) combiné avec un dessableur-déshuileur aéré, une station de dosage pour la précipitation du phosphore, un bioréacteur de 1.485 m3 à boues activées selon le procédé BIOCOS (avec aérateurs à air comprimé) reprenant des bassins de sédimentation-agitation hybrides de 77 m2 à fond plat, ainsi qu'un débitmètre de sortie.
Le traitement est du type tertiaire puisque à part les composés carbonés, le phosphore est éliminé (par précipitation chimique) tout comme les formes azotées (par nitrification et dénitrification dans le bioréacteur).
L'effluent épuré est conforme au règlement grand-ducal du 13 mai 1994 relatif au traitement des eaux urbaines résiduaires, transposant en droit national la Directive du Conseil du 21 mai 1991 (91/271/CEE).
L'alimentation en eau industrielle est assurée par un groupe hydrophore puisant l'eau de drainage respectivement dans la nappe phréatique.
Les boues épuratoires sont minéralisées par aération prolongée conjointement avec la dépollution des eaux dans le bioréacteur. Les boues excédentaires ainsi stabilisées sont ensuite stockées dans un silo de 311 m3 et puis transportées vers la station à Bleesbrück où elles sont déshydratées à quelques 30% de matière sèche.
La station d'épuration est également équipée d'une installation permettant d'accueilli une unité de déshydratation mobile permettant de réaliser cette opération sur place. Les boues sont ensuite évacuées par bennes vers un centre de valorisation.
Comme équipements accessoires la station comprend un poste de transformation MT 20kV/400V, un atelier-garage, un local sanitaire et une salle de commande. La station, non occupée en permanence, est entièrement télésurveillée via le réseau de télégestion du SIDEN.
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En vue de réduire au strict minimum les nuisances des installations, la grande majorité des équipements électromécaniques (dégrillage-dessableur-déshuileur, compresseurs, poste MT) a été installée dans des bâtiments. Par ailleurs les silos à boues ont été recouverts et dotés d'un système de désodorisation par filtration sur composte.
L'architecture des bâtiments a été choisie et affinée selon les prescriptions des services de la Conservation de la Nature et confère à l'ensemble un aspect typique de la région.
Les réacteurs biologiques avec bassins annexes sont munis d'une charpente traditionnelle en construction mixte acier/bois ceci afin d'épouser au mieux l'aspect vierge des vallées et prairies avoisinantes.

Coûts

tableau des couts consdorf


plan de localisation en format PDF